EN COURS DE REDACTION

L’Observatoire de la parité et de l’égalité F/H (OPE) assure, comme son nom l’indique, une observation, une surveillance, un monitoring des progrès de la parité en RDC (consacrée par l’article 14 de la Constitution) dans tous les secteurs de la vie sociale, économique, culturelle et aussi politique. Les résultats de cette observation sont rendus publics par des « états des lieux de la parité » établis dans certaines Provinces et dans leurs Territoires. L’augmentation de la « participation politique de la femme » ou sa présence dans les institutions politiques sont donc évidemment au centre des préoccupations de l’Observatoire de la parité pour qui les élections sont un des moyens les plus essentiels pour faire progresser cette participation. Il était donc normal que l’Observatoire … observe le processus électoral en cours et concentre son observation sur l’évolution de la parité (progression, régression, statu quo) dans les institutions politiques (Assemblée nationale, Assemblées provinciales, Conseils communaux) suite aux élections nationales, provinciales et communales.

Pour d’autres domaines de l’observation électorale (les violations des droits de l’homme, les infractions à la loi électorale, les incidents le jour du scrutin, les fraudes, etc.), l’Observatoire de la parité  préfère renvoyer le lecteur à des rapports (déjà publiés ou à venir) par des Missions d’observations électorales (MOE), des ONG internationales et nationales de défense des droits de l’homme, etc. (A noter toutefois que l’OPE a expérimenté à Bukavu au Sud-Kivu une plateforme numérique d’observation citoyenne de la campagne électorale centrée sur la prévention et la dénonciation des discours de haine et d’incitation à la violence ainsi que sur les diverses formes de violences (psychologiques, physiques, sexuelles) envers les femmes (candidates) pendant les élections. On en trouvera un premier bilan dans XXXXXXXXXXXXX                              Pour opérer cette observation électorale citoyenne de proximité de manière plus rapide et efficace l’Observatoire de la parité a fortement préconisé le recours aux technologies et aux outils numériques, mettant ainsi en oeuvre l’exercice de la « citoyenneté numérique » et l’utilisation des « civic tech »[1] en faisant appel à tout électeur et à toute électrice, à tout citoyen et à toute citoyenne soucieux de la transparence et de l’intégrité du processus électoral.

 

NOMBRE DE FEMMES ELUES  

Electeurs attendus :  X

Votants : X

Taux de participation : x %

Elections présidentielles    

La seule candidate femme, Marie-José Ifoku a obtenu 27313 voix soit 0,14%. Ce score extrêmement faible conduit à s’interroger sur les causes de cet échec.

Primo, il est évident que la polarisation du scrutin présidentiel sur 3 candidats (Fayulu,Tshisekedi, Shadary) a conduit à marginaliser tous les autres « petits » candidats (qui se situent presque tous en dessous de la barre de 50.000 voix obtenues) et donc aussi la candidate Ifoku. Deusio, le slogan « Voter une femme » n’a visiblement pas fonctionné. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas été suffisamment communiqué aux électrices et électeurs ? Parce que « les femmes ne votent pas pour les femmes » ? A ces explications traditionnelles, on peut en préférer d’autres. Lorsque l’enjeu de l’élection est la victoire de l’opposition et la défaite de la majorité présidentielle, les électrices veulent « voter utile » et ne pas gaspiller leur voix. De plus quand l’enjeu est de rejeter un « dauphin » et , à travers lui, celui qui l’a désigné (ce qui s’est effectivement produit puisque 3 électeurs/trices sur 4 ont voté pour les candidats de l’opposition), allez-vous donner votre voix à une femme qui doit sa courte carrière politique à la majorité présidentielle ?

En effet,  Marie-Josée Ifoku a fait son entrée en politique en étant nommée au poste de Commissaire spéciale adjointe de la Tshuapa (province issue du démembrement de la grande province de l’Equateur) avant d’y exercer les fonctions de Vice-gouverneur  et par la suite celle de Gouverneure jusqu’aux élections. On peut aussi craindre que sa candidature ne soit, comme celle de beaucoup de « petits » candidats, qu’une « candidature de positionnement » très fréquente en RDC, dans laquelle le candidat ou la candidate n’espère pas vraiment être élu mais plutôt se positionne pour monnayer son désistement ou encore négocier sa nomination dans un gouvernement, une entreprise publique  ou une autre institution. Les observateurs avertis ont pu noter qu’après la confirmation de Félix Tshisekedi comme président par la Cour constitutionnelle, la  première à féliciter le président Félix Tshisekedi via son compte twitter a été madame Marie José Ifoku : « Incroyable, le peuple congolais pour la première fois de son histoire est en train de vivre une alternance. Félicitation à Félix Tshisekedi le 5ème président de la RDC« ,

Cela conduit inévitablement à s’interroger sur la validité du mot d’ordre « Voter femme ». Est-il raisonnable, pour les organisations qui luttent pour la parité et l’égalité H/F,  d’appeler l’électrice (et l’électeur) à donner sa voix à une femme uniquement parce qu’elle est une femme ? Surtout lorsqu’on examine attentivement le mode d’émergence de certaines candidatures féminines. On constate malheureusement que beaucoup de candidates sont « la femme de… » ou « la sœur de… » ou la « fille de… » ou n’ont été placées sur la liste d’un parti que pour y faire de la figuration. Doit-on continuer à encourager les femmes (et les hommes) à voter pour ce type de candidates. S’il faut bien sûr combattre les stéréotypes, les préjugés, les coutumes rétrogrades, etc. qui nuisent à la participation politique de la femme, il est tout aussi urgent de faire émerger, notamment en vue des prochaines élections locales, des candidatures de femmes solidement implantées à la base, compétentes et ayant fait preuve de capacités de leadership et qui auront vraiment à cœur la défense des intérêts de leur communauté.

Elections législatives nationales

Le tableau ci-dessous fournit, dans les 26 provinces de la RDC, le nombre de femmes élues par rapport au nombre de sièges à pourvoir à la députation nationale, ainsi que le pourcentage de femmes élues députées nationales par province. Il permet de faire la comparaison avec les résultats des mêmes élections législatives nationales de 2018 et donc de vérifier s’il y a eu évolution en matière de parité (progression, régression, statu quo) dans cette institution politique majeure qu’est l’Assemblée nationale.

 

 

Ces chiffres et pourcentages sont susceptibles de légères variations en raison des élections reportées  dans plusieurs Territoires (Rutshuru, Beni, Kwamouth) (X sièges à pourvoir) et des recours en contestation des résultats introduits devant les tribunaux.

Sans ces circonscriptions , le nombre de sièges à pourvoir était X.  Sur ce total, les femmes élues provisoirement députées nationales sont au nombre de X, soit X %

5 provinces (                              ) n’ont envoyé aucune femme à l’Assemblée Nationale

X provinces (                              ) ont envoyé de 1 à 5% de femmes  à l’Assemblée Nationale

X provinces (                               ), de 6 à 10%

X provinces (                               ), de 11 à 15%

X provinces (                               ), de 16 à 20%

Seulement X provinces (                            ) ont envoyé plus de 20% de femmes à l’Assemblée Nationale  Aucune province n’a envoyé 30% ou plus de femmes à l’Assemblée nationale.

Pour les résultats complets, CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS :

Xxxxxxxxxxxxxxx

Elections législatives provinciales

Le tableau ci-dessous fournit, dans les 26 provinces de la RDC, le nombre de femmes élues par rapport au nombre de sièges à pourvoir à la députation provinciale, ainsi que le pourcentage de femmes dans chacune des 26 assemblées provinciales.

 

 

Ces chiffres et pourcentages sont susceptibles de légères variations en raison des élections reportées dans 3 territoires et des recours introduits devant les tribunaux et de la cooptation des chefs coutumiers.

Sans ces circonscriptions, le nombre de sièges à pourvoir était de 689. Sur ce total, les femmes élues provisoirement députées provinciales sont au nombre de 64, soit  X %

Aucune province n’atteint les 30% de femmes élues

Deux Provinces (Haut-Katanga, Haut Lomami) dépassent les 20% (ce qui mériterait de réaliser une étude sur ces cas « exceptionnels »).

X se situent entre 10 et 20% (Bas-Uele, Equateur, Nord-Ubangi, Tanganyika,  .

Le plus grand nombre, X, (                              ) se situent entre 0%et 10%.

Pour les résultats complets, CLIQUEZ SUR LE LIEN CI-DESSOUS :

xxxxxxxxxxxxxxxxxxxx

Elections communales

Résultats provisoires pas encore communiqués.

Cooptation des chefs coutumiers

(en cours)

Election des gouverneurs de Province

(en cours)

 Election des sénateurs

(en cours)

CONCLUSIONS ET PRECONISATIONS

Actualisation de ce qui se trouve dans l’article de 2019.