Auteur/autrice : admin

« Féminisme » est le mot de l’année 2017, et c’est vous qui l’avez dit

Si vous m’aviez demandé quel était selon moi le mot de l’année 2017, je vous aurais répondu sans hésiter : « féminisme ». Pas seulement pour ce qu’il représente pour moi, mais surtout pour le chemin qu’il a parcouru. Le féminisme, lorsque j’ai commencé à écrire sur Internet, en 2012, c’était un gros mot. Chez madmoiZelle, on publiait des « mauvaises raisons de ne pas être féministe », mi-sérieuses mi-ironiques. Il était de bon ton de plaisanter, quand on parlait de féminisme. Trop de sérieux sur le sujet, voilà qui pouvait rebuter. Le féminisme, de tabou à gros mot ? En juillet 2014, j’écrivais sur...

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Françoise, une épouse et une mère dévastée par le conflit

 Françoise, 26 ans, porte sur sa tête un bassin en plastique rempli de casseroles, d’assiettes et de quelques pagnes. Françoise vient d’arriver au camp de déplacés de Katanika 2, fuyant Katibili, un village situé au bord du Lac Tanganyika. « J’ai fui les affrontements qui ont repris entre les militaires et les milices pygmées mais je ne sais pas où sont mon mari et mes enfants. Avec nos enfants, mon mari et moi avions pris la direction de la ville de Kalemie. Nous sommes restés pendant deux semaines dans une école primaire du quartier Kamokolobondo. Ensuite, comme nous n’avions pas...

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Amina, mère et mariée trop jeune

 En me promenant dans mon quartier à Bunia, j’ai rencontré Amina, 17 ans. La jeune fille, devenue mère à l’âge de 16 ans, nous raconte avec tristesse son histoire. Trop de souffrances ont conduit Amina à rêver de mieux Le quartier Bankoko à Bunia est connu pour son camp militaire nommé « OPAS ». En m’y promenant, j’ai rencontré une jeune fille qui m’a partagé son histoire. « Je suis l’aînée d’une famille de 5 enfants. Mon père est un militaire et passe presque tout son temps en brousse. Vu l’insuffisance de son revenu, il ne pouvait nous scolariser mes frères et moi. Pour nourrir la famille, j’étais obligée d’accompagner maman au marché pour la vente de légumes. Un jour au marché, un jeune vendeur de viande m’a approché. Il m’a proposé de devenir sa petite amie. J’étais encore trop jeune pour accepter sa proposition mais influencée par ses cadeaux multiples, par mon entourage et par la misère à laquelle je fais face, j’ai accepté. Deux mois après, j’étais enceinte de lui. » Amina a été chassée de la maison parentale pour être conduite auprès du jeune homme. L’arrangement à l’amiable est intervenu peu après. « Quand mes parents ont appris la nouvelle, ils m’ont conduit auprès du garçon. Mon père, très en colère, a menacé de poursuivre le jeune homme en justice, jusqu’à ce qu’il verse une somme de 150.000 francs congolais [environ...

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